Sarah, ma Shimy

Sarah, ma Shimy
Il est des mots que même moi, j'ai du mal à dire.

C'est un peu pour cela qu'en ce moment, j'écris facilement des phrases qui n'ont aucun sens. Mais ce sont des phrases qui viennent du coeur, alors j'y prends plaisir.

Je vais donc essayer de mettre des mots sur ce que je ressens pour toi...




Il est des choses qui ne s'expliquent pas. La fois où jet'ai demandé si je pouvais t'envoyer cette première lettre, je ne l'explique pas. Je n'y trouve qu'une certaine forme d'instinct. Tu m'attirais, à travers mon écran d'ordinateur, et je me suis promis de mieux te connaître, de voir pourquoi je me sentais aussi intriguée...

Et puis la première lettre est partie, il y a eu une réponse, et nous ne nous sommes plus arrêtées, malgré nos vides épistolaires.

Cela fait plusieurs années que tu comptes énormément pour moi. Je l'ai découvert avec mes premiers mots sur ce papier. Avant, sans vouloir te vexer, il n'y avait que ce personnage dans un jeu de rôle, auquel je rattachais un prénom, certes, mais rien de plus. Ce sont ces lettres d'encre qui m'ont fait prendre conscience, avant même que tu ne me répondes, que je tenais à toi.

Puis notre relation a grandit peu à peu. MSN, le téléphone, puis notre rencontre, en cher et en os, où j'ai découvert comment tu vivais.

Petit à petit, j'ai appris à mieux te connaître, à te voir dans des situations différentes, à te découvrir... Pourtant, j'ai l'impression que d'un côté, j'ai toujours su que tu étais ainsi, et que de l'autre, je suis loin d'avoir finit d'en apprendre sur toi.

Je suis quelqu'un qui n'a pas confiance en elle. Absolument pas. En fait, je sais parfaitement que je suis insupportable, que j'ai un côté têtu, manipulateur, parfois, colérique, et que je m'inquiète pour un rien... Tu dois être la personne qui m'aide, petit à petit, à effacer cela...

Durant ces dernières années, j'ai eu beaucoup de mal. Cependant, quoiqu'il m'arrive, quel que soit la douleur sentimentale dont je souffre, il se trouvait que tu étais là, prête à me soutenir, à me rattrapper avant que je ne fasse une bêtise finale. Jamais cet instant n'est arrivé. Car toujours, parfois sans le savoir, tu as retenu ma main, tu m'as fait comprendre que ce n'était pas si terrible, que je pouvais toujours me relever. Je ne compte plus les fois où tu m'as sauvé la vie...

Ceux qui me voient au jour le jour pourront témoigner : le moindre mal qu'il t'arrive, et me voilà inquiète à mort, en me posant des questions sur les moyens avec lesquels je pourrais t'aider. Quand tu me fais la tête, quand je me prends des réflexions qui me blessent, ou que je fais une bêtise qui te révolte, je sens mon âme se froisser... Et ce sentiment amer qui s'empare de moi ne me quitte plus avant que je sois certaine que cela se soit effacé... Cela peut durer deux minutes comme deux jours...

Tu sais que je tiens à toi, mais je ne sais pas le dire.

C'est certainement mon plus grand regret... Être là à tout faire pour t'aider, à apprécier chacun des instants où nous sommes à nous parler, même si je râle pour tes réflexions vexantes au téléphone ; et cependant, ne jamais trouver le mot juste, l'instant propice pour te dire que je ne sais pas où je serais perdue, sans toi... Loin, certainement, très loin dans un des vices humains. Ou simplement dans ce suicide qui te révolte tant.

Nous avons beau faire partie de deux races ennemies, les Vampires et les Lycans, je ne sais pas quelles sont les limites de cette amitié que je ressens pour toi. C'est si beau, si profond, cette sorte de confiance inégalable, ce sentiment que tu me comprendras...

Désolée, pour tous les instants où j'ai pu te blesser ; parce que je sais que toute amitié, aussi profonde soit-elle, passe aussi par des instants où l'on se fait mutuellement du mal...

Et merci pour tout ce que tu as fait pour moi... Merci...

Je t'adore...

# Posté le samedi 07 janvier 2006 19:11

Mon frère, knight of television

Mon frère, cet incroyable fataliste.

Croyez-le ou non, ce garçon est intelligent. Peut-être même plus que moi. Sauf qu'il est encore plus têtu que moi, donc cela fait un contre-poids.

Il passe pour l'abruti de service, le petit con qui ne fait que le bordel en cours. Mais ce n'est pas ça. Je crois qu'il cherche un père, qu'il cherche quelqu'un qui puisse lui dire "stop".

Il neit plus que par les jeux vidéos et par les mangas.

Il ne pense plus qu'à ça, parce que le monde tel qu'il est ne lui plaît pas. Parce qu'il a perdu confiance en le futur.

Il n'attend plus que deux choses : son prochain jeu vidéo et sa mort...

Et moi, ça me fait un peu mal au coeur, tout de même...
Mon frère, knight of television
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# Posté le samedi 07 janvier 2006 16:49

Modifié le samedi 07 janvier 2006 17:20

La fée

La fée
Je me souviens de ce jour où je me promenais, la nuit, près des plages bretonnes.

Je portais un maillot de bain, sous mon pull et mon pantalon, et tenais une serviette dans mes bras.

Le vent était tiède, le ciel découvert, il n'y avait pas de Lune et je marchais à la lueur d'une lampe torche.

Je souriais.

Arrivée sur la plage, je retirai mes tongs, les pris à la main, puis posais ma serviette.

J'hésitais à me baigner, finalement, parce que le ciel était si beau que je me srais pris un plaisir à le regarder toute la nuit.

Et puis je baissai mon regard.

Là, en train de jouer avec les vagues, il y avait une fée.

Je restai immobile, la fixant, elle qui dansait légèrement, entourée de sa petite lueur.

Le coeur battant, je m'asseyai, puis la vis s'approcher de moi, pour me déoser un baiser sur le front, avant de s'envoler vers la mer...
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# Posté le samedi 07 janvier 2006 08:10

Le malheur sans raison et les étoiles

Le malheur sans raison et les étoiles
Je me suis assise
Dans la neige
Et j'ai sourit
Malgré l'oubli

Je sais que je pleure
Car sombre est cette heure
Plongée dans mon coeur
Aucune raison n'a mon malheur

Soudainement des étoiles
Apparaîssent sur la toile
De ces dessins
Plongés en mon sein

Elles me font rire
Aidées par le sourire
De la Lune
Cachée par delà les dunes

Merci à elles
Qui ont détruit
En cette nuit
Mon malheur à coups de pelles



Merci à ceux et celles qui -plus ou moins sans le savoir- m'ont remonté le moral !
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# Posté le vendredi 06 janvier 2006 20:09

Modifié le mardi 26 juin 2007 14:02

La ballade des gens qui sont nés quelque part, Georges Brassens

La ballade des gens qui sont nés quelque part, Georges Brassens
Allez, une dernière petite chanson de Georges Brassens...
Cele là est très critique, dans le sens péjoratif...


C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
Ils plaignent de tout c½ur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
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# Posté le vendredi 06 janvier 2006 19:33