Fermez les yeux

Et laissez vos coeurs vous emporter vers le rêve...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 11 janvier 2006 09:24

Marie

Marie
Je ne connais pas Marie depuis bien longtemps, et je ne la connais encore que peu.

Elle est dans notre classe, et ce que j'adore en elle... c'est qu'elle est capable de me faire rire avec pas grand chose.



Par exemple : vous ne vous y attendez pas, et soudainement, elle se met à crier "Georgias" ou "le langache" avec l'accent de la prof de philo. Pour un peu qu'elle en prenne les mimiques, vous êtes au moins obligés de rire.



Ou alors, vous mangez avec elle, vous prenez le gâteau qui va avec votre compote, de manière totalement innocente (de ma manière, quoi), puisvous observez si le gâteau en forme de boule a des yeux, comme sur la photo.
Allez savoir pourquoi, quelqu'un sort "les yeux sont peut-être à l'intérieur", vous arquez les sourcils : ce serait tout de même débile. Tant pis, c'est au chocolat, alors vous le mettez dans votre bouche, tout entier alors qu'il est énorme, et Marie vous sort :
"Oh, on dirait le bonhomme champignon de Mario"...
Et vous avez une crise de fou rire, non seulement parce que la remarque suivie d'un "il manque plus que les yeux et les pattes" est superbe, mais en plus parce que vous vous sentez dans une situation déplorable, à rire avec un gâteau sec qui prend toute la pace dans votre bouche, et que pour courronner le tout... si vous retirez votre main de votre bouche, Emmanuel risque de se prendre une volée de poudre de gâteau sec.
J'ai cru que j'allais m'étouffer !!!
De plus, Aline prend exactement le même gâteau aprè, etdécide de l'ouvrir pour voir si les yeux sont bien à l'intérieur. Je pleurais encore de rire que le gâteau explose dans les mains de mon amie.

Oui, je suis bon public mais c'est telement jouissif, ce genre de situations !!!


Marie, c'est aussi celle qui m'a appris la vie d'Hélène Ségara. Ainsi que la personne à qui j'ai fait découvrir la fille avec les vers en première. Et l'inventrice de la lampe magique qui a ma forme.



Plus sérieusement, c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup. Je lui trouve un certain courage, parce qu'elle, contrairement à beaucoup d'autres, elle assume ses opinions (toutes, visiblement). J'ai beau n'avoir que peu de points communs avec elle, cela n'empèche que je trouve cela très bien. Peu m'importe que je n'aime pas la télé-réalité. Elle, elle assume qu'elle apprécie. C'est une forme de courage, puisqu'elle n'a pas peur de se faire traîter de tous les noms. Elle aime Lorie ? Moi pas, mais peu m'importe.

Alors, ma Sirène Chétive, je te salue bien bas, et te laisse te servir de tes pouvoirs de séduction pour charmer tes chéries...

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 17:08

Aline

Aline
Aline, c'est quelqu'un que j'ai rencontré à ma première journée de cours complètement au lycée. J'arrive dans la classe, je ne vois plus qu'une place à côté de quelqu'un : tout devant, avec Aline. Je vais vers elle, et d'une voix mal assurée, je demande : "est-ce que je peux m'asseoir à côté de toi ?"

Et tout a commencé. Délires, soutiens, folies, Il Etait Une Fois où la "hache se fend la gueule", je ne regrette rien. Non, rien de rien, non, je ne regrette rien.

Bon, j'arrête...

Aline, c'est quelqu'un de qui je me sens très proche. Si Shimy m'a soutenu à l'écrit, par l'encre, Aline c'était par les gestes et les paroles. Ca l'est toujours. Il était un temps où je ne venais au lycée qu'en me disant "il ne faut pas que je laisse Aline seule". Maintenant, nous ne sommes plus seules, mais il y a toujours cette impression qu'elle compte beaucoup pour moi.

Nounours peut le constater, ça me met dans une colère noire de ne pas pouvoir t'aider, quand tu vas mal. Je l'ai même engueulée, un jour, parce que tu n'allais pas bien et que tu ne voulais pas me dire pourquoi. Désolée Nounours.

Pour tous nos fous rires, les moments où nous faisons des choses incompréhensibes, même pour nous, pour tous les cours de langues où nous commentons, pour notre bd qu'il faudra bien continuer un jour, pour nos balades près du lycée, quand l'une d'entre nous déprime, je te remercie. Parce que tu es une de ces personnes en qui j'ai confiance, en qui je crois. Parce que je sais qu'il y aura toujours quelque chose à apprendre de toi...

Notamment, qui est Jeanne Moreau...

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 16:48

Hélène Ségara, Marie et moi

Hélène Ségara, Marie et moi
Marie m'a dit qu'un jour, Hélène Ségara avait dit qu'elle aurait aimé être chanteuse de hard rock.

Je ne vous dis pas ma crise de fou rire, lorsque j'ai entendu ça. Hélène Ségara, la chanteuse de "y'a trop de gens qui t'aiment", avec une guitare-démon en train de gueuler dans le micro, juste avant de se jeter dans le public (quasiment nue, éventuellement)...

Alors, conciencieuse que je suis, je me suis mise à l'idée q'elle avait besoin d'un maquillage comme il se doit. Voici mon premier...

Voyez donc comme je lui ai fai des beaux yeux, des beaux sourcils, des beaux tatouages, des beaux percings, et des beaux bijoux.

Voici donc le clin d'oeil à notre délire. Si jamais vous m'entendez m'exclamer "y'a trop de gens qui t'aiment", en mimant un jour de rock, ne vous inquiètez plus, pensez à Hélène.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 16:35

Les deux enfants qui tissaient un rêve...

Les deux enfants qui tissaient un rêve...
Il était une fois
Deux enfants qui vivaient aux temps des rois
Qui, je le crois
Avaient su mutuellement se protéger des rêves d'effroi.

L'une née du vent
L'autre des mots d'encre,
Elles parcouraient les espaces incessants
A la quête d'un royaume où poser leur ancre.

Quels que soient les obstacles passés
Et les plaines traversées,
Même lorsque leurs pieds saignaient,
Vers cette tranquilité elles avançaient.

A croire qu'entre leurs mots
Et leur combat contre le faux,
Elles avaient tissé un rêve immense
En atteignant une incroyable confiance.

Ces mots nés de leurs âmes qui s'envolaient au vent
Sans jamais en arriver à faire couler le sang,
Se mêlèrent aux esprits des manants
Pour faire sourire les petites gens.

Ni guerrières ni magiciennes
Ces enfants lors des matins blêmes,
Avant même que la Mort ne vienne,
Allaient guérir les douleurs sans flemme.

Les peuples se sentaient libérés à leur passage,
Possédés par ce tissu de rêve sans âge.
Et elles continuaient à chercher
Aussi loin qu'il leur fallait, ce château oublié.

Leur amitié les mena longtemps
A travers les routes, les forêts et les ans.
Vint le temps où les pas se faisaient plus lourds
Sans que leur rêve ne devienne sourd.

L'âge les frappa comme il nous frappe tous
En leur coeur naissa une sombre secousse :
Elles n'avaient pas atteint leur but,
Et déjà s'annonçait l'heure de la chute.

Elles se prirent la main,
Dans un espoir vain
Celui d'y trouver suffisamment de courage
Pour appercevoir cette forteresse-mirage.

Ce fut dans la forêt, sous les rares rayons,
Que de leur rêve elles murmurèrent leurs derniers sons.
D'un regard entendu elles comprirent
Que leur château se trouvait dans les sourires...

Ces sourires qu'elles avaient enfantés
Et fait naître en les âmes des peuples croisés,
Ceux qui à jamais annonceraient
Qu'elles étaient reines de cette forêt.

Encore aujourd'hui les arbres chantent
Les dernières strophes du tissu de rêve,
Pendant que les sages répètent sans trêve
Que ces deux enfants avaient été des guides aimantes.

Il y avait des magiciens et des guerriers
Ces gens qui ne pensaient qu'à blesser et tuer.
Mais désormais tous savaient
Qu'une des plus puissantes armes était l'amitié.

Que cesse le sang de couler en vain
Rappelons-nous du tissu de rêve
Oeuvre de mots d'encres gravée dans la sève
De cette forêt qui garderait ces deux corps qui se tiendraient à jamais la main.



Pour ma Shimy... avec qui je tisse ce rêve...

# Posté le samedi 07 janvier 2006 20:06

Modifié le samedi 07 janvier 2006 20:31