Personnages : Cailin (Cailin et Lucille, Le Monde Lunaire 1)

Personnages : Cailin (Cailin et Lucille, Le Monde Lunaire 1)
Les histoires du Monde Lunaire sont une partie importante de la guerre que je décris entre l'oubli et l'Espoir, car c'est pour moi un moyen de prendre une distance face aux deux camps. Mais je l'ai déjà décrit dans un autre article.

Cailin fait partie des personnages principaux de la première partie des aventures Lunaires. Suite à une explosion dans son appartement, elle et sa soeur tombent dans le comas, pour devenir les protégées de Loup, dans le Monde Lunaire.

Cailin est décrite comme une jeune adolescente marginale, qui physiquement me ressemble beaucoup. Elle est craintive face au monde qu'elle découvre peu à peu dans cette histoire, mais prend de plus en plus d'audace.

Altaïr lui apprend l'art de l'épée. Peut-être que c'est là une grande faute, car l'adolescente apprend ainsi à tuer. Et elle se sert de cette nouvelle découverte pour protéger ses proches, même si chaque victime la pousse vers un destin des plus sombres.

... Si les Demi-Dieux apprennent de leurs protégées comment aimer, Cailin a apprit de leur part comment tuer...

Cette histoire est sur le changement, peut-être infime, des personnages. Cailin est la seule qui change uniquement vers un côté des plus sombres... Quoique, à la fin, on peut voir que cette évolution a une fin noble.

Au début de l'histoire, Cailin est le personnage dont je me sens la plus proche. Pus peu à peu, durant son évolution, je m'en éloigne, pour me sentir près des deux autres personnages de cette histoire pour lesquelles je me suis basée sur moi. Je ne sais pas si cela se sent, au fil des lignes, que Cailin change au point de ne plus être moi, au point que je ne la dirige plus, parfois.

Preuve que ce personnage a pris du relief. Un bon personnage, dans une histoire, c'est un personnage qui prend son envol. Et dans le Monde Lunaire, la plupart des personnages deviennent consistants... preuve en est que je parviens à écrire leur suite.

Mais sans Cailin et sa soeur.
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# Posté le jeudi 02 février 2006 03:48

Modifié le mardi 26 juin 2007 13:44

I want to be an Angel, like you

Voici un extrait de Quelque Part, l'histoire que je fais avec Nounours.
Ce sont deux des personnages que je dirige, qui, ici, protègent les frontières d'Estel.
Elle, c'est Luaine. La Princesse d'Estel, Semi-Elfe baignée du pouvoir de l'Espoir, dont la mère est une Ange. Elle vient d'avoir le commandement des Cavaliers d'Estel, dont elle était une simple soldate jusqu'ici, afin de protéger les frontières du Nord de l'armée de l'Oubli, dirigée par Darkcloud.
Lui, c'est Orphée. Musicien et Ange, il est aussi voleur, assassin, même. Il a vécu plusieurs traumatismes, ne se souvient qu'à peine de qui il est, qui il sert. Des convictions, il n'y en a plus. Il ne fait qu'accepter les ordres. Et il en a reçu un de la Reine d'Estel : protéger Luaine et les frontières.
Et cela fait à peine un jour qu'ils sont partis.
A peine un jour et une nuit qu'ils se connaissent...
... Est-ce le sang, la mort qui les entoure, qui se rapproche indéfiniment ? Ou est-ce un sentiment qui se voit avancé par le temps qui se rétrécit ?...
Je ne sais pas, mais je trouve que ce texte est très beau...



Luaine serre les poings, là, adossée à Orphée. Elle ne sait pas ce qu'il lui arrive, ce sentiment amer, là, dans sa bouche, quand elle regarde se battre ses soldats. De toutes manières, elle ferait mieux de ne pas y penser. Mais au centre même des combats, elle se sent si différente.
Elle
n'est plus en colère, plus du tout. Juste triste de voir les siens s'effondrer, de voir des chevaux partir sans les Cavaliers d'Estel. Comment cela peut-il se terminer ainsi ?
O
rphée, en une journée, en une nuit, s'est montré de plus en plus gentil avec elle.
Ell
e ne sait pas par quel miracle, mais elle pense que c'est pour lui qu'elle est la plus triste. Parce que le voir se battre, là, à ses côtés, c'est...
Elle
est sacrément mal à l'aise de l'avoir amené jusqu'ici. Même si cet ordre ne vient pas d'elle.
-Pa
rtez.

Et i
l répond qu'il ne bougera pas sans elle, que ce n'est pas son genre de déserter un combat quelconque. Elle sourit. Quel étrange sourire, d'ailleurs.
Et puis
les combats continuent, les armées s'entretuent, se déchirent, se détruisent. Il n'y a plus que les corps des combattants, et les rares survivants. Trop rares survivants, d'ailleurs.
F
inalement, l'invasion semble repoussée. le prix est infernal, mais... Mais il n'y a plus aucun ennemi ici. Bien qu'il n'y ait plus qu'Orphée à côté d'elle.
-C'est finit...
Orphée sourit à cette idée, leurs bras pleins de sang ennemi, leurs chairs brûlantes depuis quelles ont touc le fer froid des lames.
Luaine
ne dit pas un mot. Juste un regard. Un regard qui suffit.
Dark
cloud apparaît, puis jette une dague noire qui se plante dans la gorge d'Orphée.
Luaine sent son c½ur imploser. Là, en le voyant tomber.
Ell
e comprend. Elle comprend que ce sentiment qui naissait, c'était de l'amour.
R
ien de plus et déjà beaucoup.
Ma
is il est mort. Et l'homme, l'Ange devant lui. Elle ne le connaît pas, mais cela lui suffit pour le haïr à jamais.
Elle cherc
he à avancer vers lui, mais il a déjà disparu.
Alors elle se laisse tomber à genoux, sans voix, s'approchant du corps d'Orphée. Elle lui prend la main, lui sourit doucement, tentant d'oublier l'agonie du jeune homme.
Et
elle sent les mots couler de sa gorge :
-Je crois que je vous aime...
Il est
déjà si tard. Elle voit une volute de fumée sortir de la bouche d'Orphée, suite au froid. Elle sourit, puis pose ses lèvres sur celles de son aimé...
Est
-ce le premier baiser, ou l'adieu ? Elle ne sait pas... elle ne sait pas à partir de quand ce baiser devient le dernier... Elle ne sait pas à partir de quand elle passe de la vie à la mort. Il lui répond avec un amour réciproque, sensible, tout d'abord, puis elle le sent plus faible. Petit à petit.
Elle le serre contre lui. Et même si elle découvre le goût du sang sur ces lèvres, elle ne s'arrête pas. Elle pleure, des larmes si chaudes qu'elle les sent brûler.
C
omment peut-elle continuer à se battre, après cela ? Comment peut-elle continuer, tout simplement...
Elle éc
arte ses lèvres du corps sans vie qu'elle serre contre elle, là, comme pour le réchauffer parmi cette glace qui les entoure.
C'e
st finit.
Il
s ont perdu leur armée. Et face à l'Oubli qui se multiplie avec une vitesse déconcertante, cela revient à dire qu'ils ont perdu.
Et el
le, elle a vu s'en aller quelque chose de bien plus cher. Bien plus.
Un soupir.
Ell
e s'allonge, là, contre le corps ensanglanté, parmi les victimes. Comme elle voudrait partir avec eux...
Elle se
sent si mal, si faible.
Elle
pense sérieusement qu'elle va laisser la glace s'occuper d'elle, la tuer. Si quelqu'un vient la chercher, elle se laissera emporter. Mais sinon, elle ne se battra plus contre un destin aussi tragique.
Elle
ferme les yeux, faisant glisser sa main le long du visage d'Orphée...


... En fait, le but de ce texte, c'était de faire une esquisse d'amour. Cela finit mal... C'était un peu le but. Je n'aime pas décrire une guerre en ne mettant que des histoires parfaites.
... Mais en un sens, je trouve que ce texte est touchant. Pour parvenir à me faire quelque chose, il faut tout de même que je me sois bien impliquée dans ces mots...
Une autre chose que je voulais faire : décrire une guerre sans passer mon temps sur le sang. En parler de temps en temps sans qu'il soit obligé de gicler... De ma part, c'est étonnant ! ... Mais les guerres, comme je l'explique souvent, ne sont pas que blssures. Elles sont aussi chutes de l'esprit...
I want to be an Angel, like you
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# Posté le mardi 31 janvier 2006 16:18

Modifié le mardi 31 janvier 2006 16:31

Les plumes bleutées du chameau

Les plumes bleutées du chameau
En rien qu'avec le titre on voit à quel point je suis atomisée en philo...

Je sentis les plumes sur ma peau,
Les plumes bleutées du chameau.
Cristallisées au chalumeau,
Elles s'écrasaient sur des soupirs de mots...

J'entendis un cri de démence
Ainsi qu'un rire de douleur.
J'avais connu ceux pour qui les Enfers sont une chance,
Ces doux enfants amants de la peur.

Puissent les corps s'aimer là où l'on ne revient pas.
Puisse l'éternité être incapable de changer l'être vivant.
Puisse l'amour et la passion se déchaîner là-bas.
Puisse la mort ne pas être fin du tems.

Si cela peut être, alors les éclairs argentés
Se planteront dans les plumes maudites et bleutés...
Les soies et les gémissements se figeraient,
Et moi, grâce à mes ailes de flocons, je m'envolerais...



... bien mieux que le précédent, à mon humble avis...

# Posté le mardi 31 janvier 2006 09:25

La fille du diable

La fille du diable
Encore un texte écrit pour l'histoire de Quelque Part, dans la dimension "Terre", pour le groupe des De La Fontaine Eteinte Du Mystérieux Bois Perdu (dites-moi pourquoi j'ai mis un aussi long nom)... Et, comme on s'en doute quand on connait l'histoire, de Thomas (Fëanor) à Lucy (Lùthien). Ce texte n'est pas encore dans l'histoire, donc il se peut qu'il soit changé au final.

Je vends peu à peu mon âme au diable
Pour en garder sa fille à mes côtés,
Car du clepsydre coule le sable
En marquant le temps passé.

Mon âme saigne
A l'idée de son départ
Où il faudrait que je feigne
Une joie perdue dans le soir.

Est-ce signe d'égoïsme malin,
Que de garder la mère des humains ?
Cette fille si envoutante,
Me mènera plus loin que les Enfers de Dante.

Pourtant je mesurprends à suivre ses pas
Quand bien même cet amour serait Cheval de Troie,
Quand bien même son regard brûlerait ma voix,
Pour parvenir à mêler aux siens mes doigts.

Que nos corps se frôlent encore un instant,
Laissant ma peau et mes sens à fleur de sang.
Faites, diables, que le temps s'arrête un éternel moment :
Celui où j'enfermerai dans mes bras cette fille de Satan.



... wouah...
Et bien...
C'est d'un niais, ce que j'écris !!!
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# Posté le mardi 31 janvier 2006 09:19

Le Clepsydre.

L'encre coule inexorablement
Voilà que se fige mon sang.
Qu'en est-il de cette flamme
Qui fait brûler mon âme ?

A ne savoir si l'attente est vaine,
J'espère pouvoir arrêter mes veines.
Puisse le clepsydre moins me blesser,
Si je parviens à l'éviter.

J'aimerais tourner les pages de ma vie,
Lire les dernières lignes sans souci,
Ne plus sombrer dans la lie,
Sans faire tomber ma fin dans l'oubli.
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# Posté le mardi 31 janvier 2006 09:11